église de Belgrade
Paroisse Saint-Joseph
Belgrade

Marie, une maman comme les autres

 

Notre-Dame de Beauraing, en gros plan

 

« Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Luc 1, 38).

 

Ce qui me frappe chez Marie, c’est la spontanéité de son « oui ».

Elle perçoit sans doute que ce choix l’engage pour toute la Vie et ressent probablement une pointe d’appréhension, mais sa foi en l’amour de Dieu est la plus forte. Elle n'hésite pas, car elle se sait profondément aimée et garde une confiance absolue en la tendresse de Dieu pour l'humanité.

 

Ce « oui » m’impressionne d'autant plus qu’avant de m’engager, j’ai tendance à peser longuement le pour et le contre ; j’avance souvent d’un pas pour reculer de deux. En cela, Marie nous offre une véritable leçon : elle nous invite à surmonter nos doutes pour oser la confiance.
La beauté de son geste ne réside pas seulement dans l’élan d’un instant, mais dans la persévérance d’un consentement qui dure toute une vie. Face aux imprévus découlant de ce choix initial, Marie a dû actualiser son engagement et redire « oui », jour après jour.

 

C’est ainsi qu’elle s'élance dans l'aventure de la maternité, portée par ce petit être qui l'embarque dans le grand cycle de la Vie. Comme toutes les mamans, elle devient celle qui nourrit, console, rassure et transmet les valeurs, habitée par cette inquiétude constante pour le bonheur de son enfant.

 

Marie va être confrontée très tôt à la mission de Jésus. Il a à peine 12 ans que ses parents le retrouvent au temple, après trois jours d’inquiétude : « Il leur dit: «Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ?» Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth et il leur était soumis. Sa mère gardait précieusement toutes ces choses dans son cœur. »Luc 2:41-51.

 

Dans ce récit, Marie se comporte comme toutes les mères ; elle comprend que son enfant grandit et qu'elle doit l'accompagner vers ses propres choix.

 

Et c'est ainsi qu'aux noces de Cana, elle va révéler à Jésus sa propre vocation et se retrouver dans l'ambivalence d'une mère, à la fois elle désire qu'il remplisse sa mission tout en craignant pour lui.

Le matin, elle le pousse à suivre son chemin, et l’après-midi elle veut qu’il revienne à la maison ! Quelle mère ne se reconnaît pas dans cette tension ?

 

Profitons de ce mois de mai pour honorer celle qui nous a donné la vie et qui nous a comblés de sa tendresse depuis nos tous premiers moments de vie.

 

Qui mieux que Marie peut représenter le modèle de toutes les mamans ?

  

Geneviève Scyeur

 

 

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