église de Belgrade
Paroisse Saint-Joseph
Belgrade

Faut-il avoir peur ?

 

Lorsque les choses tournent mal, nous avons souvent la peur au ventre… Et elle est ravageuse.

 

La peur du changementIl est vrai que les perspectives se sont quelque peu assombries. Le globe terrestre est agité de soubresauts sanglants et mortels. Les catastrophes naturelles ne cessent d’affoler les continents. L’espace vital où l’homme se meut, s’est encombré d’obstacles mettant à mal sa quiétude. 

Alors il se met à redouter l’audace et l’aventure. Fragilisé dans ses certitudes, il s’accroche à ce qu’il peut, souvent, dans l’étroitesse du repli sur soi. Il ne prend plus le moindre risque. Le réflexe fréquent est de se protéger de ce qui pourrait arriver de plus fâcheux encore. 

Bref, la société est en crise. Elle est désorientée et même malmenée dans ses propres fondements. Et, au milieu de ces bouleversements, l’homme que nous sommes se sent dépouillé de ses moyens d’affronter les changements multiples. Il a peur !

Quel pourrait être le remède à cette peur ?

 

ConfianceLa réponse à cette question n’est pas évidente. Mais la plus plausible est de sauver la confiance qui, à mes yeux, est plus dynamique, plus engageante et plus mobilisatrice que la peur qui, elle, paralyse, fige sur place, empêche de progresser. 

Au contraire, la confiance pousse à marcher, à aller de l’avant, sans doute avec des moyens diminués mais avec une volonté lucide et un cœur qui reste ouvert à tous. Plus que jamais, la confiance convie à une solidarité effective. Quasiment tous logés à la même enseigne, n’est-il pas temps de réagir positivement ?

A vrai dire, l’homme se relève toujours lorsqu’il prend conscience que le meilleur l’attend sans doute quelque part. Et c’est ce point lumineux à découvrir à l’horizon de la vie qu’il ne peut se contenter de fixer sans essayer de l’atteindre. L’espoir est au bout d’un chemin, parfois aplani, parfois caillouteux, mais un chemin à parcourir avec la confiance qui est le vrai moteur de la marche. La confiance fait sortir de soi pour s’allier à d’autres, pour être avec eux et affronter, ensemble, les épreuves et les difficultés que, seuls, nous ne pourrions vaincre.

En cet hiver, au moment où les déjà-pauvres deviennent plus pauvres encore, passons de la peur à la confiance. 

C’est le message encourageant de Noël ! L’Enfant de la crèche ne symbolise-il pas, au-delà de l’émerveillement qu’il suscite et, même, la foi qu’il engendre, tous les enfants du monde qui naissent ‘sur la paille’ ? L’événement de la naissance de Jésus est un signe d’espérance. Hommes de bonne volonté, il peut nous rendre confiants et nous aider à nous pencher sur les pauvretés qui nous sont proches ou lointaines. 

Bonne année à tous !

  

Abbé Raphaël Kwasi Mutondo

 

 

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